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Portrait du nouveau premier ministre Dimrangar DADNADJI

Dans Lamyfortain.net

Portrait

Mahamat saleh haroun

  Mahamat SALEH HAROUN 

Cineaste et metteur en scène    

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Le Tchad est prêt militairement pour sauver le peuple malien!!!

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Les politiques au Tchad

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:46
ciment.jpgLe Tchad est un pays particulier! Tout système mis en place pour le bien-être des populations fini par être contourné par des individus au sinistre dessein. Comment comprendre que le ciment fabriqué sur le sol tchadien est quasiment invisible sur le marché. Et pourtant, le chef de l’Etat en construisant cette unité de production du ciment, voulait résorber le problème épineux de l’habitation au Tchad. En ramenant le prix du paquet de ciment de 15 000 FCFA d’alors à près de 6000 FCFA, Déby donnait ainsi suite au vœu si cher de son peuple. Malheureusement, les insatiables fauteurs, tapis dans l’ombre, vont se mettre toujours et encore en contre courant de la politique sociale du président de la République.
 

Un réseau bien ficelé

D’après quelques investigations menées ça et là, il revient couramment que le ciment de Baoré est bel et bien sur le marché, dans nos quincailleries. Mais, sous une autre forme, du moins, dans d’autres emballages venus d’ailleurs. Comment cela se fait-il? Il se raconte que des gros bonnets du pouvoir, ces eternels intouchables s’adonneraient à une pratique digne des grands cercles mafieux. Des emballages, «Dangoté» sont légalement achetés dans des pays voisins, conduit «légalement» à Nguéli puis dédouanés «normalement» avant d’être apporté soit à Baoré soit, dans des lieux tenus secret par ces scélérats économiques. Placés dans les grandes sphères du pouvoir, ils agissent sans inquiétude. Des douaniers seraient même mouillés jusqu’au coup pour mieux fermer les yeux aux frontières. Sur place, ils transvasent le ciment du Tchad dans celui de «Dangoté» et puis, le tout est joué. Le ciment ainsi transformé se vend au prix fort, entre 11 000 et 12 000 Frs sur le marché. Qui dit mieux devant cette trouvaille ingénieuse! Quelques autorités policières et administratives, dit-on, seraient au parfum de cette supercherie mais, elles n’osent pas bouger le petit doigt de peur d’être pris pour cible par ces «tous puissants». Il semblerait même que des personnes au sein de la société de ciment seraient aussi dans le coup.

 

On se souvient que les responsables municipaux d’alors avaient entrepris de mener une campagne contre ce trafic illicite, sans suite. Après l’arrestation spectaculaire de quelques camions transportant le ciment par les services de l’ex maire de la ville de N’Djaména, donnant ainsi l’espoir aux populations que quelque chose est fait pour freiner le fléau, la situation s’est empirée au point ou aujourd’hui, c’est le retour à la case départ. La fin des illusions! Le ciment de Baoré est pris en otage par cette mafia foncièrement assoiffée d’argent. L’Etat ni peut rien, les populations non plus, à qui donc se fier?

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:28
cst.jpgLa Compagnie sucrière du Tchad (CST), dépassée par la concurrence à laquelle elle fait face, vient d’engager la procédure de licenciement pour motif économique de 600 de ses employés et promet la fermeture imminente de ses deux plus grandes unités de production : l’usine de Farcha, dans le quartier industriel de N’Djaména, et celle qui sert à fabriquer le sucre en paquet de Banda, à Sarh, dans le sud du pays.

 

"600 employés de la société sucrière ont déjà reçu leurs lettres de licenciement. La direction générale justifie cette compression du personnel par un motif économique", a déclaré à Xinhua Sanda Yérima, secrétaire général de la Chambre des délégués du personnel de la CST.

 

En décembre 2011, la compagnie sucrière a déjà mis, pendant une semaine, 380 de ses agents en chômage technique pour raison économique. "Ce n’est pas de gaieté de coeur que nous avons mis ces employés à la rue. C’est pour envoyer un message fort à l’Etat sur la concurrence déloyale que nous font subir des individus qui ont leur entreprise dans le sac, qui n’emploient personne, ne paient pas la TVA ni les droits de douane", confiait à Xinhua Ibrahim Badji Mollimi, président-directeur général de la CST.

 

Créée en 1964, la CST a été privatisée en avril 2000. Elle est aujourd’hui détenue à 82,2% par SOMDIAA (le géant français de l’ agroalimentaire présent également au Cameroun et au Congo), 8,9% par l’Etat tchadien et 8,9 % par la Société sucrière du Cameroun.

 

La CST emploie plus de 3.500 personnes (1.042 permanents, 1. 306 saisonniers et plus de 1.055 temporaires) sur son complexe agricole et son usine de Banda, par Sarh (région du Moyen-Chari), sur son agglomérerie-confiserie de Farcha, et sur sa ferme expérimentale de Mani, dans le Lac. Elle est ainsi le deuxième employeur au Tchad, derrière l’Etat.

 

Les besoins en consommation du Tchad en sucre oscillent entre 150.000 et 200.000 tonnes par an. La CST n’en produisant que 35. 000 tonnes en moyenne par an, il reste un grand gap à combler. C’ est ainsi que le ministère des Finances a libéralisé, depuis 2008, l’importation et la commercialisation du sucre.

 

La libéralisation du secteur du sucre, denrée de première nécessité, a été bien accueillie par les consommateurs tchadiens. Mais ceux-ci ont vite déchanté. Le contrôle des prix est devenu une véritable sinécure pour le gouvernement, le prix du paquet d’ un kilo de sucre coûte entre 1.000 et 1.250 F CFA sur le marché.

 

Le secteur est pris d’assaut par des entreprises ou des individus qui font entrer au Tchad du sucre par la fraude. Par exemple, le sucre "made in Sudan" qui était confiné aux régions tchadiennes de l’Est, est aujourd’hui vendu à un prix défiant toute concurrence plus au sud du pays, jusqu’à Sarh, le fief de production de la CST.

 

Depuis trois ans, la CST ne cesse de dénoncer cette concurrence qui l’empêche d’écouler ses productions et importations. Ses entrepôts à Farcha sont pleins à craquer. Cette mévente qui a obligé la direction générale à mettre les 380 agents travaillant à la confiserie de Farcha en chômage technique, l’année dernière, persiste.

 

"D’ici janvier (2012, Ndlr), si le gouvernement ne prend pas une décision ferme allant dans le sens de nos doléances, nous allons tout droit dans un mur", avait prévenu Ibrahim Badji Mollimi.

 

"La CST qui couvre 70% du marché ne sera plus en mesure d’ importer du sucre. Et elle sera obligée de procéder à un licenciement pour motif économique. Cette mesure sociale frappera également les 3.200 employés sur le complexe agricole de Banda", avait-il ajouté.

 

Selon sa direction générale, la CST paie 120.000 F CFA de taxe douanière et 125.000 F CFA de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la tonne de sucre importée, alors que ses concurrents ne paient rien du tout à l’Etat.

 

La CST est elle-même responsable de sa chute car elle n’a pas respecté la convention signée avec l’Etat et qui lui accordait une exonération des droits de douanes et de la TVA, estime Sanda Yérima. Cette exonération, selon le délégué du personnel, devrait permettre à la compagnie sucrière d’accroître sa production pour couvrir le marché national et augmenter les emplois.

 

Or, dix ans après sa privatisation, la CST n’a guère produit plus de 38.000 tonnes par an, soit moins des 50.000 tonnes annuelles convenues. Et de 5.000 employés en 2000, elle n’en compte que 3.500 dont un millier seulement de permanents.

 

Réunis en assemblée générale la semaine dernière, les employés de la CST ont exigé le versement des droits sociaux à tous, y compris ceux qui n’ont pas visés par la procédure de licenciement. Leurs représentants devraient être reçus par la direction générale ces jours-ci. Ils sollicitent également des audiences avec les plus hautes autorités du pays pour plaider leur sort et celui de cette société qui fait vivre des milliers de Tchadiens.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:19

 

La semaine qui s’est achevée a été marquée par une activité intense de la représentation nationale. Les élus du peuple ont tout d’abord examiné et adopté un projet de loi des finances rectificatif de la loi N°001/PR/2012, du 3 janvier 2012, portant budget général de l’Etat pour l’année 2012. 150 députés se sont prononcé pour, 9 contre et 10 abstentions. Le lendemain, 4 octobre, ils ont clôturé la session extraordinaire en présence de 173 députés. Le rapport, présenté par la Commission finances, budget et comptabilité publique, a autorisé un emprunt de 50 milliards de francs CFA par le Gouvernement tchadien auprès de la République du Congo. De ce rapport, il ressort également que les recettes globales attendues dans le cadre de finances sont de 1.680.892.000 milliards de francs CFA contre 1.366.623.000 milliards de la loi initiale, et d’autre part, les dépenses s’élèvent à 1.755.892.000 milliards. Il en résulte un déficit prévisionnel de 75 milliards de francs CFA, soit une régression de 45 milliards de FCFA représentant un taux de 37,50%.

 

Le budget est adopté malgré quelques insuffisances

 
En matière de recettes, le ministre des Finances et du Budget, M. Christian Georges Diguimbaye a justifié la baisse des recettes ordinaires hors pétrole d’une manière générale par la fermeture de la frontière Tchad-Nigeria; l’incendie dans la cour des douanes de Ngueli calcinant 38 véhicules chargés de marchandises; les fortes pluies ayant endommagé les routes entre juillet et août qui ont entraîné le blocage des camions aux frontières du côté Ouest, ralentissant ainsi le flux des importations du Cameroun. Pour le ministre, ces événements cités ont un impact négatif sur les ressources propres hors pétrole et c’est ce qui a conduit inévitablement à la revue en baisse des prévisions de cette catégorie de ressources publiques. Par rapport aux préoccupations des députés concernant le non respect de l’orthodoxie financière, le souci de dépense avant ordonnancement, le travail de «Cobra» qui est remis en cause par la plupart des personnes et l’insécurité qui sévit toujours dans le pays, le Ministre a partagé l’avis des uns et des autres sur ces questions. Pour lui, aucun pays dans ce monde ne peut avoir une insécurité zéro, mais le Tchad a su mettre le paquet pour juguler ce problème. En ce qui concerne les dépenses avant ordonnancement, il a relevé qu’il y a beaucoup des dépenses exceptionnelles au Tchad. «Nous sommes un pays enclavé et lorsque ça ne marche pas chez un voisin, il faut intervenir d’une manière prompte. Et arrêtons aussi de penser que tout le monde vole au Tchad». Pour le ministre des Finances, la mission Cobra a permis de déceler qui vole et qui est honnête.

Ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire 2012

 
«Le contexte de cette session est caractérisé par la situation très difficile que connaît le pays du fait des graves inondations qui touchent pratiquement toutes les régions et aussi en raison d’une tension sociale née de la grève des travailleurs du secteur public pour demander l’application d’un protocole d’accord signé en novembre 2011 entre le Gouvernement et l’Union des Syndicats du Tchad», a indiqué Dr harounKabadi, Président de l’Assemblée nationale, le 5 Octobre 2012, lors de l’ouverture solennelle de la session ordinaire. «Conformément à l’article 118 de la Constitution, l’actuelle session ordinaire va être consacrée à l’examen et à l’adoption de la loi des finances de l’Etat tchadien pour l’exercice 2012», a ajouté le Président de l’Assemblée nationale. Pour Haroun Kabadi, la représentation nationale se félicite de la médiation de trois leaders religieux dans le bras de fer ayant opposé le gouvernement et l’UST, de la recrudescence de l’insécurité aussi bien dans les centres urbains que sur tous les coins, sans ignorer la généralisation des conflits inter communautaires. La population du Tchad attend de voir traduire dans les faits les promesses contenues dans le programme politique du gouvernement sur la base duquel l’Assemblée nationale vous a accordé sa confiance, il y a un an.



Pour lui, leur présente session tant budgétaire, ils auront pendant quatre-vingt-dix jours à se consacrer à l’examen et à l’adoption du projet de loi des finances pour l’exercice 2012 et l’exonération d’autres projets de loi que le gouvernement souhaiterait leur soumettre. Il a rappelé que l’une des missions de la Représentation nationale est le suivi de l’exécution du programme politique du gouvernement or, selon lui, le gouvernement avait promis au cours de l’examen du projet de loi des finances 2012, la mise à disposition de l’Assemblée nationale des projets de loi de règlement 2010 et 2011. «Désormais, je souhaite que tout examen de loi des finances soit précédé d’un débat d’orientation présenté par le gouvernement devant l’Assemblée nationale au cours de la première session ordinaire». «Notre démarche s’inscrit dans un objectif de performance, de la transparence dans les dépenses publiques afin de donner une plus grande lisibilité dans les opérations financières du pays de Toumaï. Selon lui, l’autre dossier qui a également retenu l’attention de la Représentation nationale repose sur la mise en place de « l’opération COBRA» pour permettre l’assainissement de la gestion des finances publiques du pays. 
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:11
Le ministère de la Fonction publique et du Travail a lancé mardi la deuxième phase du recensement biométrique des agents civils de l'Etat pour les nouveauxfonctionnaires et les anciens qui ont manqué à la première opération, organisée de juin 2011 à mars 2012


"Les agents de l'Etat intégrés à partir de mars 2012 n'ont pas été recensés. Il faut bien qu'on les recense pour qu'ils soient dans le système intégré de gestion de l'Etat et le traitement de leur situation administrative se fera dans ce système-là", a déclaré à Xinhua Toïna Tondjibaye, secrétaire général du ministère de la Fonction publique et du travail. 

Parallèlement à ces opérations de recensement, le ministère de la Fonction publique a lancé la distribution des cartes biométriques aux agents de l'Etat recensés lors de la première phase.

"Tous ceux qui ont été recensés doivent avoir une carte biométrique. L'on a commencé à distribuer cette carte au niveau de la Fonction publique, puis on l'étendra à l'ensemble des ministères et aux provinces", a précisé M. Tondjibaye. "Sur les 69.954 agents payés par la solde, 55.797 agents ont été recensés. Le rapprochement entre les données du recensement et celles de la solde montre que 8.499 agents sont inconnus", a révélé le ministre de la Fonction publique, Mahamat Abali Salah, le 21 mars 2012 en présentant les résultats du premier recensement.

"Grâce aux résultats du recensement biométrique, les finances publiques réalisent une économie annuelle de 11 milliards de nos francs", a-t-il ajouté.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:25

«L'Allemagne arrêtera d’ici la fin de l’année sa coopération au développement bilatérale avec le Tchad. Est-ce que cela ne signifie pas que l’Allemagne ne replie, se désinvestit du Pays?», s’est interrogé l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Tchad, lors de la célébration de la journée de l’Unité allemande. Pour lui, il est vrai que l’Allemagne a décidé de mettre fin à ses projets au Tchad dans le domaine de la coopération bilatérale au développement, mais cette décision ne doit pas surprendre car elle date de 2008 et il s’agit effectivement d’un atterrissage souple. Il a fait comprendre que cette décision tient sur deux facteurs: primo, la déclaration des bailleurs de fonds de Paris en 2005 qui prévoit une meilleure concertation et une concertation de la coopération bilatérale au sein de la communauté internationale pour parvenir à une meilleure efficacité de l’aide. Secundo, le traité de Lisbonne qu’a adopté l’Union européenne et qui est entré en vigueur fin 2009. Il a changé les termes de référence de la coopération européenne par rapport à la coopération bilatérale de ses pays membres, «plus d’Europe, en bref, c’est le résultat de ce changement», indique le diplomate allemand.

 

Elle reste impliquée dans la coopération internationale

 
L’ambassadeur a souligné que l’Allemagne restera impliquée dans la coopération internationale au Tchad à travers plusieurs axes. Notamment par les interventions de l’Union européenne à travers sa délégation à N’Djaména. «Cela vaut notamment pour le fonds européen de développement dont le Tchad est l’un des bénéficiaires et dont l’Allemand est le plus grand contributeur», mentionne l’Ambassadeur. L’Allemagne restera également impliquée dans la coopération par l’axe multilatérale. A savoir la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, les institutions onusiennes etc… «La aussi l’Allemagne est un pays contributeur important. Nous nous félicitons de l’excellent travail qu’effectuent ces organismes au Tchad et sommes fiers de pouvoir y continuer», ajoute S.E.M, Helmut Kulitz.

 

Il a affirme que son pays restera impliquée dans la mise en œuvre des projets de développement à caractère régional, c'est-à-dire des projets transfrontaliers, transversaux et multilatéraux. «L’appui que donne l’Allemagne à la commission du Bassin du Lac-Tchad est un exemple. Il existe un bon nombre d’autres projets, tels que la lutte contre le sida en Afrique Centrale, le soutien aux forces de police africaines ou la protection de l’habitat dans la région» affirme le diplomate. L’ambassadeur a aussi annoncé que son pays restera présent par la voie bilatérale dans l’aide humanitaire au premier plan mais aussi par des interventions ciblées, tels que le domaine de la prévention des conflits et des droits humains, la promotion des médias ou encore la coopération scientifique.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:26

images.jpegLe ministre du Plan, M. Bédoumra Kordjé et le Représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Tchad, Pr. Michel Cyr Djiena Wembou ont paraphé hier trois accords : un accord de prêt et deux accords de don d’un montant global de 15 milliards de F CFA. Ces fonds sont destinés au projet d’alimentation et d’assainissement de 8 centres secondaires et des zones environnantes.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:22
 IMF.jpgCette mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Jaroslaw Wieczorek, Chef de Mission pour le Tchad a mené du 11 au 27 septembre dernier des consultations au titre de l'article IV des statuts du FMI avant de rendre public une déclaration qui boucle cette mission. D’après cette déclaration, en 2011, la croissance du PIB a ralenti à 1.7% tandis que l’inflation moyenne a été inferieure à 2%. La production pétrolière a repris sa tendance baissière et la production agricole a reculé suite à la sécheresse dans la région du Sahel, qui a par ailleurs provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et de l’indice de prix global en fin d’année.

 

Le niveau élevé des prix du pétrole brut sur le marché international a permis de dégager un excédent du solde extérieur global. «Une amélioration de l’orientation budgétaire sous-jacente a été observée en 2011 et le solde budgétaire global est passé d’un déficit à deux chiffres en 2010 à un léger excédent en 2011. Le déficit primaire hors pétrole (DPHP) a été ramené de 30,6% du PIB hors pétrole en 2010 à 27,9% en 2011, sous l’effet de la réduction des dépenses exceptionnelles de sécurité et d’une certaine contraction des dépenses d’investissement.» Le document fait comprendre que l’activité économique a rebondi en 2012 avec une croissance du Produit Intérieur Brut réel pouvant atteindre 6%, soutenue par la première année entière de production de plusieurs projets industriels. Des conditions climatiques favorables devraient entraîner un rebond de la production agricole et l’inflation devrait diminuer à 5% à fin-2012 grâce à la diminution des prix des produits alimentaires.

 

 Les gisements pétroliers changent la donne

La mission a souligné dans sa déclaration qu’à moyen terme, la mise en marche de nouveaux gisements pétroliers augmentera sensiblement la production avec un effet positif significatif sur les recettes budgétaires et le compte courant extérieur. Ces perspectives favorables pourront se traduire par une augmentation de la production pétrolière de 120 milles barils par jour en 2012 jusqu’à 160 milles barils par jour en moyenne au cours de la période 2013–2017. Il a été indiqué que l’exécution du budget 2012 à la fin du mois d’août a été caractérisée par un recouvrement moins important que prévu de recettes fiscales hors pétrole et une accélération du rythme de dépenses par rapport aux objectifs de la Loi de Finances initiale (LFI). «Par conséquent, le déficit primaire hors pétrole à la fin du mois d’août a atteint 495 milliards de FCFA (plus de 80 pourcent de l’objectif annuel de la LFI). Près du quart de dépenses sur ressources propres à fin août a été exécuté hors ordonnancement» Et d’ajouter que: «la politique budgétaire expansionniste depuis le mois de juillet est reflétée dans le projet de Loi de Finances rectificative (LFR 2012), adoptée par Conseil des Ministres en mi-septembre, portant le DPHP à 28% du PIB hors pétrole (comparé à 19,7% dans la LFI) et le déficit global (base engagement) à plus de 8% du PIB hors pétrole. L’épargne constituée en 2011 servira ce besoin de financement supplémentaire»

 

Il faut un changement

La mission a cependant déploré l’absence de progrès dans la discipline budgétaire qui est préoccupante. Elle affirme que d’une année à l’autre la LFI ne traduit pas fidèlement la vision de politique économique du gouvernement à cause des dépenses extra budgétaires importantes. Le manque de plan de trésorerie occasionne des frais financiers substantiels et la passation des marchés publics gré à gré favorise le renchérissement du coût des investissements et des achats de biens et services. Et que «la Loi de Finances initiale pour 2013 doit être ancrée sur l’objectif de soutenabilité budgétaire à moyen terme. Grâce aux recettes pétrolières anticipées plus importantes que prévues l’année dernière, un objectif du DPHP de 25% du PIB hors pétrole en 2013, baissant graduellement à 14–15% du PIB hors pétrole en 2017, paraît approprié. Une telle trajectoire du DPHP est compatible avec la nécessité de constituer une épargne de sécurité pour faire face à un éventuel retournement des cours pétroliers». La mission sollicite qu’il y est des réformes dans la gestion des finances publiques doivent viser l’augmentation de recettes hors pétrole et l’amélioration de la chaîne de la dépense. Ces reformes doivent s’inscrire dans le cadre de la transposition au niveau national de nouvelles directives de la Communauté économique de l’Afrique Centrale (CEMAC) en matière de gestion de finances publiques, sachant que cette transposition doit être achevée avant le 31 décembre 2013. «Etant donné que les subventions des sociétés d’État sont devenues une charge importante pour le Trésor, un assainissement de la situation financière de ces entreprises s’impose urgemment, de préférence par la mise en œuvre d’une politique de vérité des prix.»

 

La délégation du FMI a fiat comprendre que le niveau d’endettement est relativement faible, le Tchad demeure vulnérable à la volatilité des prix des produits pétroliers. Un recours de plus en plus accru à l’endettement extérieur présente des défis importants en termes de soutenabilité de la dette, dans un contexte de capacité d’absorption limitée. «Par conséquent, une bonne évaluation du rendement économique des projets est recommandée. De plus, étant un pays à faible revenu par tête, les autorités du Tchad devraient rechercher des termes concessionnels pour les prêts extérieurs», affirme la mission.

 

La famine n’est pas du reste

Elle a mentionné qu’à la suite de la sécheresse l’année dernière, plus d’un million de Tchadiens se sont retrouvés dans une situation d’’insécurité alimentaire. Cette crise a été circonscrite grâce à la mobilisation des partenaires au développement et l’implication des autorités compétentes. «La réponse aux récentes inondations a été rapide, mais exige des actions concertées entre les différentes institutions étatiques responsables de la sécurité alimentaire. Il est aussi important de consacrer des enveloppes budgétaires suffisantes pour répondre à cette urgence». Aussi, la santé du secteur bancaire s’est améliorée avec la recapitalisation des banques en difficulté. Toutefois, la forte concentration du crédit bancaire vers l’Etat et de ses fournisseurs représente un risque important pour les banques. Le taux de bancarisation demeure faible mais il peut s’accroître avec le «[i mobile banking » et autres formes de monétique moderne qui se développent au Tchad. «Le système bancaire bénéficierait aussi de l’application plus rigoureuse des règles de l’Organisation pour l’harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).» La mission a donné une bonne notre surtout que le climat des affaires reste défavorable à l’éclosion du secteur privé avec la grande partie du secteur privé évoluant dans l’informel. C’est dans ce sens que pour parer à cette situation, la mission encourage vivement les autorités à mettre en œuvre les recommandations du «livre blanc» publié par le Patronat et amplifier les efforts pour la promotion de l’économie tchadienne

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:15
Cela fait déjà plusieurs semaines que les abonnés d’Airtel Tchad n’ont plus accès à Internet. L’opérateur des télécommunications connait une détérioration grave de son réseau de communication.

 

L’entreprise qui a annoncé en novembre 2011 avoir franchi le cap de 50 millions d’abonnés en Afrique n’a donné aucune explication sur cette violation des termes de son cahier de charge. L’opérateur aurait pourtant affirmé avoir dépensé plus d'un milliard de dollars pour étendre sa couverture et améliorer la qualité de son réseau.

 

D’après alwihdainfo.com, la mauvaise qualité des services d’Airtel perdure parce que les sociétés de télécommunications ont pris l’habitude de corrompre des responsables des autorités de régulation du secteur des télécommunications pour que celles-ci fassent la sourde oreille aux plaintes des clients. Au Tchad où 99% de la population n’a pas accès à Internet, la téléphonie serait la plus chère du monde.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 06:11
raffinerie-petroleLe pétrole tchadien va pouvoir apporter encore plus de revenu au pays. En effet N’Djamena vient de signer un nouveau contrat avec Simba Energy, une compagnie canadienne récemment introduite dans le paysage pétrolier du Tchad. Le protocole d’accord concerne les secteurs de Chari Sud Block I, Chari Sud Block II et Erdis III. Les sites de Chari s’étendent sur 10000 km2 au sud du pays tandis que celui de Erdis III se situe au nord et couvre une superficie de près de 15000 km2. Selon les termes du document la compagnie canadienne, coté à la bourse de Toronto, sera la seule à prospecter et à produire sur les champs concernés.

 

 La première phase de développement du projet sera finalisée autour de la deuxième quinzaine du moi d’octobre. La société Simba est très confiante quant aux probabilités de découvrir des réserves importantes. Les études préliminaires montrent effectivement que le site présente une morphologie similaire à d’autres sites qui sont déjà en production, à l’instar de Mangara et Bandila. Voici près de 9 ans que le Tchad a commencé l’exportation de son pétrole après plusieurs années de prospection. Cependant sa production reste sous-exploitée. Le pays possède actuellement des réserves connues estimées à près de 1,5 milliards de barils dont seulement près de 25% ont été exploités depuis le premier baril produit. 

 

Par ailleurs la compagnie suisse Glencore International vient de prendre part à un nouveau projet à hauteur de 300 millions de dollars sur les sites de Mangara et Bandila pour les 3 prochaines années. A ce jour le premier consommateur du pétrole tchadien reste les USA avec plus de 70% et la chine avec près de 15%.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 20:12
raffinerie-petroleLa société pétrolière canadienne Simba Energy a signé un protocole d'accord avec le gouvernement tchadien pour trois permis d'une superficie cumulée de 25 000 km2.

Simba Energy, une junior pétrolière canadienne cotée à la bourse de Toronto, a signé un protocole d'accord avec le Tchad qui lui octroie 100% des contrats de partage de production pour les permis de Chari Sud Block I, Chari Sud Block II et Erdis III. Le gouvernement tchadien et Simba Energy se sont mis d’accord pour finaliser le programme de développement pour la première année d’ici au 20 octobre.

Les deux premières concessions couvrent un total de quelque 10 000 km2 dans le sud du pays, non loin des champs de pétrole de Mangara et de Badila, opérés par Griffiths Energy et Glencore International. Selon Simba, des études indiquent que le bassin présente la même morphologie que les champs déjà entrés en production. La semaine dernière, le négociant suisse Glencore International a signé un accord avec Griffiths Energy afin d’investir jusqu’à 300 millions de dollars sur les trois prochaines années dans les champs de pétrole de Mangara et Bandila.

 

Réserves de 1,5 milliard de barils

La concession d’Erdis III, au nord du pays, couvre environ 15 000 km2 et se situe non loin d’une zone où la production pétrolière est déjà significative. La société canadienne se dit très optimiste quant à ses chances de découvrir du pétrole à son tour.

Le Tchad possède des réserves certifiées de 1,5 milliard de barils et a déjà extrait l'équivalent de plus de 400 millions de barils en huit ans d'exploitation. Exclusivement présent en Afrique, Simba est pour l'instant actif en Guinée et au Kenya, mais cherche à se développer au Ghana, au Liberia et au Mali.

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