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Portrait du nouveau premier ministre Dimrangar DADNADJI

Dans Lamyfortain.net

Portrait

Mahamat saleh haroun

  Mahamat SALEH HAROUN 

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Le Tchad est prêt militairement pour sauver le peuple malien!!!

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 12:58

009012013160108000000habre.jpgJamais l'ancien président tchadien Hissène Habré, en exil à Dakar, n'a paru si près de comparaître devant la justice. Une perspective qui sème la zizanie au Sénégal... jusqu'au sein du gouvernement ! Tour d'horizon des pour... et des contre.

Il y a la grande histoire. Celle d'un procès historique, qui verra peut-être, pour la première fois, un président africain répondre des crimes qui lui sont reprochés dans un autre pays africain. Désormais, même les plus sceptiques en conviennent, on se dirige tout droit vers un procès Hissène Habré. Le dernier obstacle a été levé le 19 décembre, quand les députés ont autorisé le président Macky Sall à ratifier l'accord qui avait été signé en août dernier entre le gouvernement sénégalais et l'Union africaine (UA). Cet accord prévoit la création de quatre chambres africaines extraordinaires dans les juridictions sénégalaises afin de juger l'ancien chef de l'État tchadien, 70 ans, réfugié à Dakar depuis vingt-deux ans.

Et puis il y a la petite histoire. Celle d'un gouvernement déchiré, dans le plus grand secret, par la volonté du président de mener ce chantier à son terme. Macky Sall n'a pas traîné. L'instruction devrait débuter au plus tard en février. « Sous l'impulsion du président sénégalais et de sa ministre de la Justice, le Sénégal a déjà fait bien plus en huit mois que le gouvernement d'Abdoulaye Wade en douze ans », s'est félicité Reed Brody, conseiller juridique auprès de l'ONG Human Rights Watch.

Il est vrai que, dès son élection en mars 2012, Sall a été très clair : c'est au Sénégal de juger Habré, et à personne d'autre. Pourtant, il le sait, en convoquant sur ses terres les fantômes de la dictature Habré (1982-1990), il prend le risque de libérer ceux que le vieux Tchadien a enfantés au Sénégal.

Durant deux décennies, Habré a pris soin de se constituer un bouclier médiatico-politique. Ses amis sont nombreux dans la presse, le monde des affaires et le milieu politique. La puissance de son réseau lui a permis à plusieurs reprises d'échapper à une extradition. Abdoulaye Wade n'était pas contre l'envoyer en Belgique, au Tchad ou n'importe où, du moment qu'il se débarrassait de ce colis encombrant laissé en héritage par le régime socialiste et qu'il n'appréciait guère. Mais il avait reculé face aux pressions de son entourage. Plusieurs de ses ministres, parmi lesquels le premier d'entre eux (Souleymane Ndéné Ndiaye, Premier ministre de 2009 à 2012) et le plus proche (Madické Niang, son dernier ministre des Affaires étrangères et son homme de confiance dans bien des dossiers), ont, un temps, été les avocats de Habré...

In
tenable


Jusqu'à présent, Sall est resté droit dans ses bottes. Mais la situation, au sein du gouvernement, paraît intenable. D'un côté, une toute-puissante ministre de la Justice, Aminata Touré, résolue à mener ce chantier à terme parce que le président le lui a demandé, mais aussi parce qu'elle-même défend avec vigueur l'idée que « l'Afrique doit juger ses dirigeants ». Et elle n'est pas du genre à reculer. « Si le dossier Habré a avancé aussi vite, c'est grâce à sa détermination », confie l'un de ses collaborateurs. Femme de caractère et de principes élevée à la politique en fréquentant les milieux universitaires de gauche en France, celle qui fut la directrice de cabinet de Macky Sall à partir de 2010 est bercée d'idéaux humanistes.

De l'autre côté, un Premier ministre, Abdoul Mbaye, avec qui Aminata Touré a bien du mal à s'entendre, et un porte-parole du gouvernement, également ministre de la Bonne Gouvernance, Abdou Latif Coulibaly. Si ces deux hommes prennent soin de ne pas s'exprimer sur le procès qui s'annonce, c'est parce qu'ils ne le cautionnent pas. Certes, ils n'ont rien fait pour freiner l'ardeur de Macky Sall. « On ne s'oppose pas au président », explique l'un d'eux. Mais Coulibaly et Mbaye l'ont mauvaise.

Pour le premier, c'est une question de conviction. Pendant trente ans, l'ex-journaliste fut un pilier du groupe de presse Sud Communication, qui n'a jamais dissimulé son soutien à Habré au nom de « son combat contre l'impérialisme ». Le fondateur du groupe, Babacar Touré, boit régulièrement le thé avec le Tchadien. Coulibaly ne l'a pas vu si souvent, mais il s'est fait remarquer, avant son entrée au gouvernement, par plusieurs écrits le défendant. Pour lui, Habré reste « un combattant pour la libération de l'Afrique », « un héros » qui l'a rendu « fier d'être africain ».

Pas d'états d'âme

Dans un de ses articles passés, Coulibaly citait une dédicace écrite en 1993 par Kéba Mbaye à l'intention de Habré. « Au président Hissène Habré, toujours prêt à défendre la dignité de l'homme africain au besoin jusqu'au sacrifice de sa personne, en hommage. » Kéba Mbaye, décédé en 2007, était une sommité au Sénégal. Il fut président de la Cour suprême, juge à la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, membre influent du Comité international olympique (CIO). C'était aussi le père d'Abdoul Mbaye.

Quand Habré a atterri au Sénégal, Kéba Mbaye a joué les bons offices pour régler un certain nombre de problèmes. Il admirait Habré. Son fils aussi. Aujourd'hui encore, Abdoul Mbaye évoque « un complot » contre cet « hypernationaliste qui a fait fonctionner son pays malgré l'adversité ». Il affirme toutefois ne pas avoir d'états d'âme à l'idée que son pays le juge, car cela relève d'une décision de la CIJ, une institution dont son père a été vice-président.

Mais ce qui lie le Premier ministre à Habré n'est pas qu'affectif. Quand Habré est arrivé au Sénégal, Mbaye dirigeait la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale (CBAO). À ce titre, il a eu à gérer une partie des fonds que Habré a emportés dans sa fuite (on parle de 15,2 millions d'euros). L'opposition crie au « blanchiment d'argent ». Lui s'en défend puisque à cette époque, rappelle-t-il, la loi n'interdisait pas ces pratiques. En outre, il avait reçu l'aval de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et des autorités sénégalaises.

Cela lui a valu une motion de censure déposée par l'opposition et balayée, le 26 décembre, par la majorité des députés. Mais ce n'était peut-être que le début des ennuis d'Abdoul Mbaye, car la justice pourrait un jour s'intéresser à cet argent qu'il a géré. En août, Aminata Touré affirmait qu'en cas de procès Habré « il faudra bien s'intéresser à son patrimoine ». « S'il est cité durant le procès et qu'il est encore Premier ministre, ce sera la honte pour le Sénégal », parie un cadre du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). Et une belle épine dans le pied de Macky Sall.


 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 12:33

photo_1358856152429-1-0-copie-1.jpgLa décision d'envoyer 2000 soldats tchadiens au Mali, constituant le plus gros contingent de la force africaine, affiche la volonté d'Idriss Déby de se placer en garant de la stabilité de la région sahélienne, et d'éviter la progression de djihadistes vers son pays.

 

Visiblement décidé à prendre du poids politique en Afrique, le président tchadien s'engage quelques semaine à peine après avoir déployé des contingents en Centrafrique, pour s'interposer face à la progression des rebelles du Séléka.

 

Bien entraînée, équipée et rompue au combat dans le désert, l'armée tchadienne ne fera pas officiellement partie de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), mais "agira sur le terrain" en coordination avec la Misma et l'armée française, selon une source à l'état-major tchadien.

Démonstration de force

"Ce sont des troupes extrêmement aguerries au combat dans le désert, contrairement aux autres armées de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest" (Cédéao), relève Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) en charge de l'Afrique.

"Ils supportent bien la chaleur extrême, ils savent que l'adversaire est très mobile, car c'est une guerre de pick-up, où les djihadistes se déplacent tout le temps", ajoute le chercheur.

Pour Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), "les Tchadiens ont aussi compris que plus vous mettez de troupes dans des opérations internationales, plus vous êtes inattaquables sur les questions de politique intérieure. Même si les critères de bonne gouvernance ne sont pas vraiment remplis, la France et les Etats-Unis auront une plus grande retenue à critiquer le régime Déby".

 

Bien qu'une partie de l'état-major français pour le Mali soit installée sur la base militaire française de N'Djamena, d'où décollent notamment les avions de chasse français, "ce n'est pas la France qui a poussé Déby à envoyer des hommes, ce sont plutôt les Etats-Unis. Ils veulent que ce problème (au Mali) soit réglé et après avoir formé plus de 1000 hommes dans des troupes d'élites au Tchad ces dernières années, c'est une manière de rentabiliser cet investissement".

 

Stopper la menace islamiste

Mais pour la classe politique tchadienne, il s'agit surtout d'empêcher la progression de la menace djihadiste alors que plusieurs pays limitrophes sont en proie à des violences liées à des groupes islamistes. C'est notamment le cas du Nigeria où les violences de la secte Boko Haram et leur répression par les forces de l'ordre ont fait environ 3. 000 morts depuis 2009.

"Ce danger (islamiste) nous menace aussi. Et c'est pour cela que nous apportons sans ambages notre soutien à l'envoi de troupes tchadiennes au Mali. Aller au Mali aujourd'hui, c'est se défendre pour enrayer le mal de loin", affirme sans détour le député et principal opposant Saleh Kebzabo.

"Nous devons considérer la situation du Mali comme étant la nôtre propre. Parce qu'aucun des pays du Sahel ne peut aujourd'hui prétendre y échapper et agir seul pour l'enrayer. Aller au Mali, c'est le combat des Tchadiens", souligne t-il.

Même son de cloche du côté de l'ancien Premier ministre Kassiré Koumakwé: "Si demain ces criminels s'emparent de Bamako, ils propageront leur idéologie négative dans le Sahel. Et le Sahel sera ingouvernable", estime-t-il.

L'engagement tchadien au Mali "est une manière d'anticiper la lutte contre les djihadistes sur leur propre territoire" souligne pour sa part Philippe Hugon.



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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 19:06

La coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC, opposition) ont condamné dans un communiqué vendredi l'intervention militaire tchadienne en Centrafrique, où une coalition rebelle a repris les armes depuis le 10 décembre.

 

"Les partis membres de la CPDC (...) condamnent fermement ces aventures guerrières", annonce le communiqué qui reproche au pouvoir du président Idriss Déby Itno de se placer en "gendarme de l'Afrique".

"On se demande en vertu de quelle résolution de l'Union Africaine (UA) ou de l'ONU a-t-on décidé cette intervention ? qui en a fait la demande ? Peut-on faire de l'interposition entre des factions armées sans l'acceptation des belligérants ? (...) La solidarité internationale et avec les pays voisins s'organise dans le cadre des institutions nationales et internationales légalement établies" poursuit le texte.

 

 

Regroupant une dizaine de partis politiques, la CPDC est la principale coalition d'opposition au Tchad.

En proie à des attaques de la coalition rebelle Séléka dans plusieurs villes depuis le 10 décembre, la Centrafrique a reçu mardi l'aide du Tchad, qui a placé ses soldats "en force d'interposition".

Alors que le Conseil de Sécurité de l'ONU a appelé les insurgés à cesser les hostilités, de premières négociations ont été annoncées pour vendredi.

 

Ces pourparlers exigés par les insurgés qui réclament notamment l'application d'anciens accords de paix et le gouvernement du président François Bozizé doivent avoir lieu au Tchad voisin, qui a dit jouer un rôle de médiateur dans la crise.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:34

011122012153444000000004122012083233000000debhollartbroki.jpgLe président français François Hollande a reçu son homologue tchadien Idriss Déby Itno, mercredi 5 décembre, à Paris. Au menu des discussions : le cas d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, l'affaire de l'Arche de Zoé, la crise malienne et la situation en Centrafrique.

 

Le 5 décembre, à 15 heures, le président tchadien, Idriss Déby Itno, a enfin été reçu par François Hollande à l'Élysée. L'entretien a duré cinquante minutes, dont quinze en tête à tête au cours desquelles, dit-on de source française, le cas d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, l'opposant tchadien disparu en février 2008, aurait été évoqué.

 

En présence cette fois de leurs collaborateurs, les deux hommes ont également parlé de l'affaire de l'Arche de Zoé, dont le procès s'est ouvert le 3 décembre à Paris. Le président tchadien se sent floué. En mars 2008, il avait gracié les six membres de l'association condamnés à huit ans de travaux forcés.

 

Par la suite, ces derniers avaient été transférés en France, mais Déby Itno rappelle que les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts que Nicolas Sarkozy s'était verbalement engagé à verser aux familles ne l'ont jamais été. Réponse de Hollande : ce litige concerne des personnes privées, l'État français n'a pas à s'en mêler.

 

Autre dossier évoqué : la crise malienne. Le président français a réitéré le souhait, déjà exprimé par téléphone en juillet, de voir l'armée tchadienne participer militairement à la reconquête du Nord-Mali. Déby Itno s'est montré réservé (« que les Maliens se mettent d'accord, nous verrons ensuite »), mais a quand même tenu à rassurer son interlocuteur sur un point : la situation sécuritaire à la frontière orientale du Tchad est, à l'en croire, « à peu près stabilisée ». Il s'est en revanche montré inquiet de l'évolution de la situation en Centrafrique, après l'attaque par des rebelles d'une base de l'armée dans la région de Kabo (Nord). En politique intérieure, le président tchadien a prévu de rétablir un cadre de dialogue avec l'opposition, celui établi en 2007 étant arrivé à son terme.

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:25

La Libye a annoncé dimanche la fermeture de ses frontières avec ses quatre voisins du sud: l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan, en raison de la détérioration de la sécurité dans le sud du pays, décrété "zone militaire fermée", a-t-on indiqué de source officielle.

L'Assemblée nationale, la plus haute autorité politique du pays, a décidé "la fermeture temporaire des frontières terrestres libyennes avec le Tchad, le Niger, le Soudan et l'Algérie jusqu'à l'organisation" de la circulation des biens et des personnes avec ces pays, selon le texte de la décision publié par l'agence libyenne Lana.


 

"Les régions de Ghadames, Ghat, Obari, al-Chati, Sebha, Mourzouk et Koufra dans le sud libyen sont considérées comme des zones d'opérations militaires fermées, régies par les lois d'exception en la matière", précise le texte.

La décision adoptée à la majorité, a mandaté le ministre de la Défense pour nommer un gouverneur militaire de la région du sud (...) et lui octroyer tous les pouvoirs de l'exécutif y compris l'arrestation des personnes recherchées par la justice, les infiltrés et leur rapatriement".

 

Une députée qui représente la ville de Sebha (800 km au sud de Tripoli) à l'Assemblée nationale, Souad Ganour, a indiqué à l'AFP que la décision de fermeture des frontières était "temporaire jusqu'au rétablissement de la sécurité dans le sud".

Elle a dénoncé une "hausse de flux des immigrés clandestins, en prévision d'une éventuelle action militaire internationale au Mali" afin de chasser les groupes armés qui en occupent le Nord.

 

Elle a déploré aussi la "recrudescence de la violence et du trafic de drogue et la présence de groupuscules armés qui agissent en toute impunité".

 

De retour d'une tournée régionale qui l'a conduit en Algérie, Niger, Tchad et Soudan, le Premier ministre libyen Ali Zeidan a indiqué vendredi à Tripoli qu'un accord quadripartite allait être signé pour sécuriser les frontières avec ces pays contre les "terroristes".

 

Il a ajouté que "les habitants de la région du sud libyen se sont plaints de l'insécurité, soulignant que le désert libyen est devenu un couloir de transit pour tous les types de trafic notamment la drogue, les armes et la traite des personnes".

 

Début décembre, les élus du sud libyen se sont retirés de parlement en protestation contre l'inaction des autorités à l'égard de l'insécurité qui règne dans leur région.

Le boycott des travaux de l'Assemblée a été décidé au lendemain de l'évasion de deux cents prisonniers d'une prison à Sebha (800 km au sud de Tripoli), selon les députés de la région.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:12

Au cours d'une visite de 48 heures dans la capitale tchadienne qui s'est achevée jeudi, le Premier ministre libyen Ali Zeidan a signé avec les autorités tchadiennes plusieurs accords qui impulsent une nouvelle dynamique à la coopération sécuritaire, économique, commerciale et politique entre le Tchad et la Libye.


"Je suis venu pour consolider nos relations avec le Tchad, un pays voisin dont nous sommes liés par l'histoire et la géographie. Nous sommes venus ici, à N'Djaména, déclarer à nos frères tchadiens que l'ère Kadhafi est derrière nous. Nous devrions désormais regarder ensemble dans la même direction", a déclaré à la presse le Premier ministre libyen à l'issue de l'audience que lui a accordée mercredi le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno.

 

Selon le chef du gouvernement libyen, son pays entend reconquérir la place qui est la sienne dans le concert des nations. "Le Tchad et la Libye sont appelés à renforcer leurs relations historiques. Nous souhaitons le meilleur à nos deux peuples respectifs", a-t-il ajouté.

 

Le communiqué conjoint qui a sanctionné la visite de M. Ali Zeidan, une première depuis la chute du régime Kadhafi, confirme cette nouvelle ère de coopération annoncée.

 

En matière de sécurité, le Tchad et la Libye ont décidé d'une surveillance plus efficace de leurs frontières communes, selon le texte. Dans ce cadre, ils ont adopté plusieurs mesures: constitution d'une commission mixte de sécurité qui tiendra des réunions périodiques et adoptera un plan relatif à la coopération sécuritaire pour le contrôle des frontières; création des points de contact directs entre les responsables de sécurité aux frontières et mise sur pied d'un mécanisme de concertation et d'échange des informations.

 

A cet effet, les autorités tchadiennes et libyennes ont décidé de s'inspirer des expériences du Tchad et du Soudan dans les domaines du contrôle frontalier et d'oeuvrer pour la conclusion d'un accord quadripartite sur la sécurité transfrontalière entre le Tchad, la Libye, le Niger et le Soudan.

 

Les deux parties ont affirmé la nécessité de renforcer leurs capacités et d'améliorer leurs compétences en vue de faire face aux multiples dangers: le terrorisme, l'immigration clandestine, les trafics d'armes et des stupéfiants et les actes criminels qui menacent la sécurité dans ces deux pays et au Sahel en général, précise le communiqué conjoint.

 

En matière économique et commerciale, le Premier ministre libyen et son hôte, Emmanuel Nadingar, ont convenu de réviser tous les accords entre leurs pays et d'envisager des solutions pour surmonter les obstacles éventuels afin d'adapter ces accords à la nouvelle dynamique qu'ils veulent impulser à leur coopération bilatérale.

 

Par ailleurs, le Tchad et la Libye ont convenu d'élargir les investissements qui peuvent bénéficier à leurs économies respectives. Ils ont exprimé leur volonté d'intensifier leurs échanges et les visites, d'améliorer les transports entre eux et de renforcer de la coopération commerciale par la mise à disposition des ports libyens des marchandises à destination du Tchad, un pays enclavé.

 

Dans le domaine politique, N'Djaména et Tripoli ont réaffirmé la nécessité de coordonner leurs positions concernant les questions d'intérêt commun au niveau régional et international. Ils ont particulièrement mis un accent particulier sur la réactivation de la Cen-Sad, la Communauté des Etats sahelo- sahariens, créée en février 1998 dans la capitale libyenne.

 

Depuis la mort de Kadhafi, son fondateur et principal bailleur de fonds, l'organisation sahélo-saharienne dépérissait. Le sommet prévu en février 2013 dans la capitale tchadienne, vise ainsi à la ressusciter.

 

"La Libye nouvelle sera membre actif de la Cen-Sad, a promis son Premier ministre. Nous déployons des efforts pour que les autres pays membres de l'organisation sous-régionale gagnent notre confiance".

 

Sur la crise au Nord Mali, les chefs des gouvernements tchadien et libyen ont appelé les Maliens à la cohérence face au péril que vit leur pays. MM. Emmanuel Nadingar et Ali Zeidan ont exprimé leur souhait de voir la communauté internationale s'accorder rapidement sur une démarche commune en vue de mettre un terme à la partition du Mali et aux souffrances de son peuple.

 

Au cours de son séjour à N'Djaména, le Premier ministre libyen et sa délégation ont également rencontré les corps diplomatiques africains représentés au Tchad et leur ont fait part de la vision de la Libye nouvelle, de ses relations avec les autres Etats du continent, en particulier ses voisins (Algérie, Mali, Mali, Tunisie et Tchad), conclut le communiqué conjoint.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:34

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Idriss Déby a été reçu mercredi par François Hollande pour discuter de l'intervention africaine dans le nord du Mali.

 

François Hollande s'est livré ce mercredi à un exercice diplomatique délicat. En recevant son homologue tchadien Idriss Déby à l'Élysée, le président français devait tenter de combiner ses principes affichés en faveur des droits de l'homme et de la démocratie en Afrique avec la nécessité de promouvoir les intérêts de la France. La première rencontre entre les deux hommes fut donc «directe», selon un diplomate.

 

Signe des tensions entre les deux pays, la visite programmée en octobre a été une première fois repoussée par la France d'un bon mois pour cause d'«agenda surchargé». Elle a donné lieu à d'intenses tractations sur fond de crise malienne et de polémique autour de la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Cet opposant à Idriss Déby avait été enlevé à son domicile, en février 2008, par des militaires tchadiens. On ne l'a jamais revu. Les associations de défense des droits de l'homme accusent le pouvoir d'avoir profité de la confusion qui régnait alors pour régler de vieux comptes politiques. L'entourage de Déby a toujours nié et les différentes enquêtes menées, y compris avec des experts internationaux, n'ont pu éclaircir ce mystère. Pour François Hollande et le PS, qui a fait du cas Saleh un symbole, il est difficile d'oublier l'épisode. «Tous les dossiers ont été évoqués lors du tête-à-tête», assurait-on à l'Élysée. Du côté tchadien, on indiquait, visiblement agacé, que le sort de l'opposant ne figurait pas au menu officiel des discussions: «Il y a une commission d'enquête indépendante. Ce n'est pas aux chefs d'État à évoquer cette question.»


Flou artistique

 

Mais c'est surtout la crise au Mali qui a occupé la conversation. Paris ne cache pas son souhait de voir une coalition africaine le plus large possible se former pour soutenir l'armée malienne dans sa reconquête du Nord, occupé par des groupes islamistes.


 

Pour l'heure, seuls des membres de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se sont engagés à hauteur de 3300 hommes. L'Union africaine n'a toutefois pas écarté la participation d'autres pays. Le Tchad, dont l'armée possède une expérience indéniable du combat dans le milieu désertique, serait alors un allié précieux. Idriss Déby entretient l'ambiguïté sur un éventuel engagement. Mercredi, à l'issue de sa rencontre avec François Hollande, le président a dénoncé la «confusion totale» qui entoure le déploiement d'une force internationale: «Il ne s'agit pas aujourd'hui de se demander si le Tchad va envoyer des troupes ou bien non, mais il faudra que les Maliens nous disent ce qu'ils veulent, que la Cédéao nous dise quelle démarche, quelle feuille de route.» N'Djamena serait-t-il tenté de négocier son implication? Le président tchadien Idriss Déby a en effet de nouveau réclamé mercredi que les responsables de L'Arche de Zoé paient 6 millions d'euros d'indemnités aux familles des enfants que l'ONG avait tenté en 2007 d'emmener en France en les faisant passer pour des orphelins. La présidence tchadienne a récemment confirmé à l'AFP que le gouvernement français s'était engagé à payer une indemnisation, ce que Paris a toujours nié.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:46

1354638626805.jpgM. Yayi Boni et Deby lancent un appel aux Nations unies pour autoriser d'urgence le déploiement de la force internationale au Mali

 

Le président béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l'Union africaine, et son homologue tchadien Idriss Deby ont lancé mardi un appel à l'ONU pour qu'elle autorise d'urgence le déploiement de la force internationale au Mali dont la partie nord est sous le contrôle de groupes armés, selon un communiqué officiel. Les deux chefs d'Etat ont eu un long entretien en présence du Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra qui a informé longuement les deux chefs d'Etat sur la situation au Mali à N'Djamena, selon le texte diffusé par le ministère tchadien des Affaires étrangères. M. Yayi Boni et Deby lancent un appel aux Nations unies pour autoriser d'urgence le déploiement de la force internationale au Mali et invitent la communauté internationale à user de tous les moyens légaux pour trouver une solution.

 

Les deux hommes affirment avoir pris acte des solutions préconisées par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, devait recevoir mardi pour la première fois ensemble des émissaires du pouvoir malien et des groupes armés Ansar Dine, un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali et de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Les chefs d'Etat des 15 pays membres de la Cédéao ont adopté le 11 novembre à Abuja un plan de reconquête militaire du nord du Mali occupé par les islamistes armés. Ils ont approuvé l'envoi d'une force militaire internationale de 3.300 soldats pour une durée d'un an.

 

Selon le communiqué, MM. Deby et Boni Yayi ont réitéré leur solidarité avec le Mali et réaffirment leur engagement a soutenir le Mali pour sortir de la crise. Le Premier ministre malien ne s'est pas exprimé lors de cette visite. Lors d'une conférence de presse à l'aéroport de N'Djamena, le président tchadien a précisé: Il appartient aux Maliens de nous dire de la manière la plus claire possible quel genre de soutien ils attendent de l'Afrique au delà de ce qui a été fait par la Cédéao et quel genre de contribution ils attendent du Tchad. L'origine de la crise malienne est extérieure (au Mali). Nous ne pouvons pas laisser le Mali, ni abandonner le peuple malien, a-t-il assuré. Le Tchad sera aux côtés des pays africains pour s'associer à la résolution de la crise malienne. Nous devons agir et c'est dans l'action que les choses se clarifieront, a-t-il souligné

 

Mi-novembre, la présidence tchadienne avait souligné que l'envoi de troupes tchadiennes au Mali n'était pas encore envisagé en réponse au représentant militaire de l'UA au Mali qui avait affirmé que le Tchad répondrait positivement à une telle demande de l'UA. M. Deby a aussi précisé qu'il évoquerait le Mali avec le président français François Hollande lors de la visite qu'il entame mardi en France.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:20

deby-hollande-copie-2.jpgLe président tchadien, Idriss Déby Itno, arrive à Paris mardi 4 décembre. Il sera reçu le lendemain par son homologue François Hollande à l’Élysée. Au programme de cette rencontre présidentielle : la crise malienne et la polémique sur l’affaire Ibni, du nom de l'opposant tchadien enlevé et disparu depuis février 2008.

 

La visite officielle du président tchadien Idriss Déby Itno, organisée du 4 au 7 décembre à Paris, intervient dans un contexte diplomatique troublé. Initialement prévu début octobre, ce déplacement présidentiel a été repoussé de plusieurs semaines en raison de différends franco-tchadiens autour de l’ « affaire Ibni ».

 

Le 3 février 2008, l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh était enlevé à son domicile de N’Djamena par des militaires tchadiens. Depuis, plus aucune trace de lui. Au Tchad, une partie de l’opposition avait immédiatement dénoncé un règlement de compte politique. Quatre ans plus tard, malgré la mise sur pied d’une commission d’enquête et la publication d’un rapport officiel en septembre 2008, la procédure judiciaire sur cette troublante disparition est toujours au point mort. Un comité de suivi de l'enquête, rejoint par des experts internationaux depuis fin 2010, n'a guère plus progressé.

 

Pour le président François Hollande, qui a fait du respect des droits de l’homme la pierre angulaire de sa politique africaine, l’enfouissement de cette affaire est difficilement acceptable. Pendant plusieurs semaines, la France a donc demandé des efforts au Tchad avant de concrétiser la visite officielle du président Déby. À Paris, une source diplomatique promet d’ores et déjà que le dialogue sera « direct » entre les deux chefs d’État. François Hollande devrait notamment demander à son homologue tchadien la relance du comité de suivi international.

Appui sous condition ?

Lors de leur entretien, prévu mercredi 5 décembre à 15 heures à l’Élysée, les deux présidents évoqueront également la crise malienne. Depuis plusieurs mois, Idriss Déby Itno est ambigu sur la participation de l’armée tchadienne à une éventuelle intervention militaire au Nord-Mali. Tantôt favorable, tantôt défavorable, il peut être tenté de conditionner sa décision au comportement français sur le dossier Ibni.

À Paris, la même source diplomatique assure que les deux dossiers – le Nord-Mali et Ibni – sont « déconnectés », bref qu’il n’y aura aucun marchandage. De leur côté, les dirigeants de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) envisagent aussi de se passer des services tchadiens, estimant que la force constituée de 5 000 soldats maliens et 3 300 soldats de la Cedeao est suffisante pour la reconquête du Nord.

Le président Déby profitera sûrement de son rendez-vous à l'Élysée pour remettre sur la table les revendications financières des familles tchadiennes dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Hier s'est ouvert le procès de l'association à Paris, cinq ans après la rocambolesque tentative d'exfiltration de 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour. Depuis le transfert des principaux accusés en France, le gouvernement tchadien réclame toujours le paiement de dommages et intérêts à hauteur de 6,3 millions d'euros. À l'époque, le Quai d'Orsay avait rapellé que cette dette devait être payée par les membres de l'association et non par l'État français.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:48

hhLa polémique continue à Dakar, suite aux propos tenus par le Premier ministre Abdoul Mbaye, concernant l’argent d’Hissène Habré, ancien président du Tchad.

 

En 1990, alors qu’Abdoul Mbaye était directeur général d’une banque, la Compagnie bancaire de l'Afrique de l'Ouest, il avait accepté les fonds de l’ancien président tchadien en fuite, qui arrivait à Dakar en exil. A cette époque, la loi punissant le blanchiment d'argent n'existait pas, disent ses défenseurs. « Oui, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir de la morale », relèvent certains défenseurs des droits de l'homme, à l'instar d'Alioune Tine sur RFI. L'éthique n'a rien à faire dans ce débat, rétorque Jean-Paul Dias, ex-conseiller spécial du candidat Macky Sall durant la campagne présidentielle. Jean-Paul Dias prend la défense de l'actuel Premier ministre et affirme qu'il n'a fait que son travail. C'est Macky Sall qu'on veut salir en accusant Abdoul Mbaye, dit-il.

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